Rien à voir avec le chocolat!
Pas prise de tête, chronique d'une étudiante en journalisme à Bruxelles. Humeurs, articles et actu: knock yourself out!
Pas prise de tête, chronique d'une étudiante en journalisme à Bruxelles. Humeurs, articles et actu: knock yourself out!
Le moment que l’on attendait toutes avec fébrilité est enfin arrivé. En Décembre à l’ombre du sapin, nous y pensions déjà. Les résolutions de la nouvelle année servaient à s’y préparer et deux semaines avant, le repérage avait commencé. Les Soldes sont là ! Elles sont un peu comme les cloches de Pâques. Pendant trois semaines, les piétons font du lèche vitrine comme s’ils s’attendaient à voir des merveilles tomber du ciel.
Le 1er jour: place à l’hystérie collective. De longues files se forment devant les magasins. Les clientes se pressent dans les rayons. C’est à celle qui dégottera la meilleure offre. Des batailles de chiffonnières sont évitées de justesse tandis que d’autres se déshabillent tranquillement devant tout le monde pour gagner du temps. Puis, à mesure que les promotions montent à 50 voire 70%, les acheteurs se calment et reviennent à leur vie habituelle.
2007 s’annonce chaude en achat. Grâce à l’hiver clément de cette année, de grosses ristournes sont promises sur les manteaux. Histoire de se préparer pour l’année prochaine…
Pendant mon heure d’écoute radiophonique quotidienne, une nouvelle m’interpelle. J’apprends avec stupeur que les fumeurs courent deux fois plus le risque de mourir d’une maladie cardio-vasculaire que le citoyen lambda. Mais bon, s’ils fument, ils assument. Pour les fumeurs passifs, le risque d’une maladie cardio-vasculaire est pour eux de l’ordre de 25%.[1]
80%[2] des Français se disent gênés par la cigarette dans les lieux publics pourtant la disparition entière de la fumée dans les lieux publics n’est pas encore appliquée. La loi du 1er février 2007 concerne seulement l’interdiction de fumer dans les entreprises, les établissements de santé et scolaires et les administrations. Les hôtels, cafés et discothèques se sont vus accordés un répit d’un an tout en conservant leurs zones non fumeur.
Et c’est bien connu, la zone non fumeur est d’une efficacité hors pair. Si la poussière de Tchernobyl ne connaît pas les frontières, la fumée ne fait pas non plus la différence entre zone avec et sans.
En France, être non fumeur est mal vu. Dans les restaurants et les cafés, ils sont retranchés tout au fond côté toilettes alors que les pompeurs de clope ont la belle vie en terrasse. Un anti-tabac est un fasciste et quelqu’un qui demande poliment à un fumeur d’être discret est taxé de casse-pieds.
Le tabac, « drogue » douce de nos sociétés modernes, connaît toujours des défenseurs prêts à nous enfumer. Vivement 2008 !
[1] Info tabac service.
[2] Chiffre baromètre santé 2000.
Pierre-Hubert Franc ne veut rien faire comme tout le monde. A 24 ans il plaque ses études d’ingénieur pour devenir couvreur. Echange insolite avec un artisan restaurateur de toits.
Mains ravinées qui racontent un quotidien hors de l’air confiné d’un bureau, Pierre-Hubert Franc est fier d’exposer son principal outil de travail. « Cette entaille c’était la semaine dernière, un mauvais coup de marteau. Ça m’a même pas fait mal. », explique-t-il sourire aux lèvres.
Depuis deux ans, ce jeune homme de 26 ans s’est reconverti dans la couverture. Il répare les toits et voit la vie d’en haut. Fils d’une famille bourgeoise, il était destiné à une carrière d’ingénieur. Les études supérieures c’est pas trop son truc mais vaillamment il arrive à obtenir sa maîtrise de Génie mécanique. Lors de sa dernière année, il se rend compte qu’il ne pourra jamais passer toute sa vie dans un bureau. « A la fin des mes études, j’en avais marre de faire de longs calculs, je voulais du concret », raconte-t-il.
Ce boulimique de sports en plein air cherche un boulot où il pourra allier travail et plaisir. Hockeyeur sur gazon depuis 20 ans, il a depuis longtemps fait une croix sur joueur professionnel, métier inexistant en France. Il va alors chercher du côté de la montagne, du ski et de l’escalade. Son attirance presque angoissante du vide lui donne enfin la réponse : ce sera couvreur. « J’aime prendre des risques et le vide c’est la tranquillité. Pendu au bout d’une corde, je vois la vie autrement », exprime-t-il, enthousiaste.
Lubie passagère ?
Parler de son métier, ça l’anime. Ses bras noueux miment le geste du marteau qui s’abat sur l’ardoise lorsqu’il décrit : « Le toit c’est le souci du détail, quand tu poses une ardoise, c’est au millimètre près. » Il ajoute, rayonnant, « quand j’ai fini, je ressens la satisfaction du travail accompli. Tu regardes la vie d’en haut et tu te sens apaisé.» Philosophe le couvreur ?
Dans une société vantant sans cesse les longues études, son choix n’a pas été accepté par tout le monde. La couverture est vue comme une lubie passagère qui « on l’espère va lui passer », claironnent ses cousins. Dans le milieu professionnel, certains collègues sont estomaqués : « qu’est-ce que fiche un Bac+4 dans le froid toute la journée ? Il va se lasser c’est sûr ».
Ignorant les quolibets, ce garçon aux yeux verts pétillants n’est pas près de lâcher. Il vient d’obtenir son CAP et avec fierté, il évoque sa future entreprise sur corde en Australie ou en Nouvelle-Zélande, « pour skier l’été. »
« C’est le plus beau village parmi les grandes stations de ski », assure Alexandre Bourgeois, directeur technique à l’Ecole de Ski Français (ESF). Chalets en bois, toits en lauze, sapins, sous ses airs de petit village, Méribel est une des stations les plus cotées d’Europe.
L’hiver rôde… Il est temps de penser à s’habiller chaudement, chausser ses skis et partir à la découverte de Méribel. Grande station au cœur des Alpes françaises, Méribel conserve son authenticité savoyarde. Tous en piste !
L’histoire veut qu’elle ait été découverte par un Ecossais, le major Peter Lindsay en 1938. Charmé par ce site savoyard de la Vallée des Allues, cet homme avisé pose à cette époque les bases de ce qui est aujourd’hui ‘‘le plus grand domaine skiable du monde’’: les 3 Vallées. 600 km de pistes, équipements ultra modernes, bienvenue au royaume du ski et de la glisse !
Au milieu de ce domaine immense, le succès de Méribel tient à sa situation géographique. « La station est au cœur des 3 Vallées. De Méribel on peut facilement profiter de l’ensemble du domaine, en skiant aussi bien sur Val Thorens que sur Courchevel », explique Jean-Pierre Lalanne, directeur commercial de la société des 3 Vallées. Méribel propose à elle seule 150 km de pistes adaptées à tous les niveaux.
Pour tous les goûts.
Michaël Paillas, directeur technique à l’ESF, nous raconte sa station avec excitation. « Toute une vie ne suffit pas à explorer le domaine. », assure-t-il, sourire malicieux aux lèvres.
Des pistes, il est possible d’admirer des panoramas mythiques tels que le Massif de la Vanoise ou le Glacier du Borgne. Immersion dans la nature qui donne au ski tout son charme. Les plus chevronnés goûteront aux sensations fortes avec un moniteur. « A Méribel, le hors piste est facilement accessible, on se fait vite plaisir en poudreuse », explique Michaël Paillas. Grâce à la formule ‘‘ski découverte’’, l’ESF permet aux amoureux de la glisse d’apprécier des itinéraires montagnards en toute sécurité.
La poudreuse est un art dont les snowboarders sont les adeptes. Ne les oublions pas ! Aux snowparks des Plattières et de l’Arpasson ils sont les rois. Half-pipe, boardercross avec whoops, tables et obstacles, ici, les ‘‘freestylers’’ en tout genre peuvent s’affronter en bénéficiant de conseils de professionnels de la station.
Pour les amateurs de nature, il est possible de décliner la promenade sous tous les styles.
Sentir la neige crisser sous ses pieds ou se fondre dans le paysage en raquettes, la balade se déguste au rythme que l’on veut. Vingt-cinq kilomètres de sentiers sont damés chaque jour, au grand plaisir des promeneurs.
Do you speak English ?
En station européenne, Méribel chouchoute sa clientèle anglophone. La station n’oublie pas son héritage écossais. Avec 36,7% d’Anglais venant chaque année profiter du climat savoyard, tout est fait pour qu’ils se sentent bien. Jean-Marie Choffel, directeur de l’Office du tourisme assure que « tout le personnel de la station est bilingue. »
Bruno Messere, chef cuisinier à l’hôtel Marie-Blanche confirme cette thèse : « tout le monde parle anglais à l’hôtel. »
Qui a dit que les Français ne parlaient pas la langue de Shakespeare ?
L’ESF a même ouvert une section ‘‘ski international’’, pour les non francophones. Les cours sont donnés exclusivement en anglais, pour faciliter le ski et le snowboard aux anglophones.
Sachant que beaucoup d’Anglais sont aussi propriétaires, des chambres d’hôtes ‘‘à l’anglaise’’ ouvrent leurs portes aux touristes de passage.
La grande Méribel a de quoi séduire. Et quand Bruno Messere, virtuose du biscuit mi-coulant au chocolat accompagné de sa glace pistache, nous invite à « passer lui dire bonjour en cuisine », ç’est irrésistible !
J’aimerais me décrire comme grande, mince, brune, les yeux en amande et l’esprit toujours à l’affût. Evidemment la réalité est toujours plus banale.
Ma mère me dit souvent que je ne suis pas responsable. Mon père ne dit rien. Petite dernière d’une famille de quatre filles c’est sûr que son avis passe souvent à la trappe. Pour me sœurs je suis toujours « la petite », soit.
Mon copain pense que je suis l’antithèse de la femme mystérieuse. Vous non plus ça ne vous dit rien ?
Mes amis craignent mes gaffes à répétitions et moi j’ai peur de mes coups de pas de bol.
C’est peut-être pour tous ces traits de caractères que cette année mon prof de radio n’arrête pas de me comparer à Amélie Poulain. Vous savez le côté naïf, candide, et timide. Mais bon, il paraît que ça peut être un atout.
Alors Philo, pour 2007, n’oublie pas de travailler le côté Audrey Tautou qui est en toi !
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